A contre-courant

l'affiche de l'évènement

 

Depuis samedi en Alsace, on a le droit à un magnifique été indien. Le ciel est bleu, il fait chaud, les bateaux-mouches sont découverts à Strasbourg… et on a de magnifiques couleurs dans les vignes !

 

Vignesauxcouleursdelautomne

Des vignes alsaciennes au mois d’Octobre

Tous les avantages de l’automne, mais avec des températures printanières, n’est-ce pas magnifique ?

Je suis donc allé avec un ami chez Philippe Brandt qui organisait un « salon de dégustation » plutôt orienté bio, biodynamie et/ou nature, avec, en toute apparence, quelques-uns de ses amis vignerons.

Découvertes et diversités

Ce que j’aime avec ce genre de salon, c’est faire des découvertes que l’on aurait sans doute pas fait ailleurs. Ce qui était appréciable ici, c’est qu’il y avait des domaines d’un peu partout sur le territoire, et même un vigneron italien. Voici la liste des personnes présentes :

  • Romain Zodan – Château Grand Pré – Beaujolais Fleuris
  • Cyril Bonnet – Domaine Bonnet Ponson – Champagne
  • Romain Chapuis – Chapuis & Chapuis – Bourgogne
  • Saskia Van Der Horst – Les Arabesques – Pyrénées
  • Loïc Mahé – Domaine Mahé – Vallée de la Loire
  • Bruno Duhamel – Château d’Hospital – Bordeaux
  • Geraud Fromont – Domaine des Marnes Blanches – Jura
  • Titta – Venti10 – Italie
  • Olivier Horiot – Domaine Horiot – Champagne
  • Philippe Brand – Domaine Brand & Fils – Alsace

 

Bordeaux Nouveaux

Il y avait donc une belle diversité, mais sans que ces vignerons soient séparés avec un côté un peu « froid » des grands salons. Ici, tout se passait à l’intérieur du corps de ferme de Philippe Brandt, sur des tables un peu improvisées. Il y avait un côté « entre potes » assez sympathique, ce qui fait qu’il n’y avait pas cette ambiance un peu froide ou commerciale (dans le sens cliché et péjoratif du terme).

Du champagne pas comme les autres !

Découvertes, car ce fut aussi l’occasion de goûter des choses un peu plus surprenantes que d’autres, avec des choses qui cassent avec ce qu’on « attend » en entendant une appellation. Ce fut le cas par exemple a

vec de surprenant champagnes du Domaine Horiot, qui n’ont rien de comparable aux noms connus et reconnus de Champagne, avec des vins effervescents plus « vineux ». Et également au « Bordeau Nouveau » par exemple du Château d’Hospital, qui ne fut pas mon préféré mais qui avait le mérite d’être là.

 

 

Apprendre de nouvelles choses

L’intérêt de ces dégustations est toujours d’apprendre des choses en discutant directement avec le vigneron. Celui-ci peut parler de ses difficultés, qu’on ne voit pas toujours en tant que consommateur, mais aussi de la raison des choix faits dans ses vignes et en vinifications, qui sont des questions qui m’intéressent tout particulièrement. Ce genre de salon est l’occasion de répondre à ces questions, et d’ouvrir nos esprits sur de nouvelles choses.

Sur ce point, Saskia Van Der Horst du domaine les Arabesques près des Pyrénées a été la plus instructive, avec une belle humilité, philosophie et transparence sur ses choix. C’est un peu à l’opposé de l’Alsace en terme géographique, mais ça m’a assurément donné envie d’aller faire un tour sur place. Sa Syrah notamment était très sympathique, et non vinifiée en barrique pour ne pas avoir un côté trop « lourd ».

 

L’intérêt a aussi été de goûter l’impact du terroir sur les vins. C’était particulièrement le cas sur les Beaujolais de Romain Zodan. Ils étaient tous du même cépage et du même millésime, mais ont eu des terroirs et/ou des vinifications différentes.

 

Ca goutait quoi ?

Ce n’est pas le point fort de ce blog de faire une dégustation détaillée de tous les vins. Il y en avait de toute façon beaucoup trop pour en faire un large compte rendu.

J’ai plus qu’apprécié le fait d’avoir goûté des champagnes zéro dosage. J’en parlais lors d’un précédent article, et j’avoue avoir pensé que ce serait imbuvable (vu que ça ne se fait quasiment pas).
Pour cette grande première, j’ai eu une belle surprise avec notamment le Domaine Horiot. Le reste de ses champagnes étaient excellents, notamment le Blanc de Blanc me concernant (mais le goût est une affaire subjective).

 

Une autre très belle découverte est le domaine Mahé de la Vallée de la Loire. J’ai apprécié quasiment tous ses vins, avec une belle justesse, du fruité pour les uns, et une belle minéralité et salinité pour les autres. C’était vraiment une belle surprise.

Tous très bons !

 

Pour le beaujolais et le gamay qui n’ont pas la réputation qu’ils méritent, de beaux vins de Romain Zodan – Château Grand Pré – Beaujolais Fleuris était présents. Le vin décrit comme « le plus masculin » était très sympa, avec une belle densité contrairement à ce qu’on a en tête quand on pense au Gamay. Mais même « l’entrée de gamme » était très bien, une belle découverte également.

Vive le gamay !

Concernant les vins du Jura du Domaine des Marnes Blanches, celui qui m’a le plus parlé était le Chardonnay ci-dessous. Il était ici possible de goûter les différences du même cépage sur des terroirs différents.

Dans l’ensemble, c’était un beau salon, mais je montre ici une fois de plus ce que j’ai apprécié, et c’est tout à fait subjectif.

Nourriture

Comme d’habitude, on avait le droit à la traditionnelle tarte flambée qui fait plaisir, mais une petite particularité propre au salon et qui attire forcément notre curiosité, du parmigiano reggiano :

De quoi rajouter en diversité et convivialité 😉

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