Choisir un cadeau dans le monde du vin

Les cadeaux dans le monde du vin : un vaste sujet. A l’approche de Noël, on remarque dans les rayons fleurir des livres sur le sujet, des tonnes d’accessoires loufoques, énormes et qui semblent fort peu pratiques. Bref, on le sait, le thème du vin pour les cadeaux, c’est un thème récurrent.

Pourquoi ? Parce que souvent, quand on a pas d’idées de cadeaux, on se jette sur les recommandations de nos magasins, et on achète un coffret de parfum ou de produits de beauté pour Madame, et un truc en rapport avec le vin ou les spiritueux pour Monsieur. C’est cliché, sans doute sexiste, mais c’est ce qui est mis en avant.

Aujourd’hui, on va essayer de donner quelques pistes dans cet univers souvent méconnu, qui est une véritable passion pour des milliers voir des millions de français, mais qui est parfois récupéré par des marketeux peu scrupuleux. L’idée est de trouver un cadeau pertinent en rapport avec le monde du vin : d’éviter que son cadeau ne finisse au fond d’un placard, et qu’il ne serve qu’à remplir le tiroir caisse du commerçant.

Les accessoires vins

Alors les beaux coffrets classes noirs et argentés, on en voit partout. A l’intérieur, une multitude d’accessoires qui font pros, qui font massifs, qui ont l’air solides.

Pour m’aider, je suis allé voir sur Amazon. On est la veille de black friday à l’heure où j’écris ces lignes. Je pense donc qu’on peut trouver des choses assez drôles.

coffret accessoire vin

accessoire vin

Ah ah parfait ! Exactement l’exemple que j’avais en tête ! Numéro 1 des ventes : ça ne trompe pas ! C’est typiquement le genre de cadeau où on se dit “mais ça parle de vin, et y’a pleins de trucs qui ont l’air classes ! Pour 20 balles en plus !”

Oui, mais c’est aussi typiquement le genre de trucs qui va rester au fond d’un placard. Quand on regarde les commentaires, on voit que ça a été utile comme cadeau de Noël pour son mari, comme cadeau pour la fête des pères etc… Mais pas – ou très peu – de commentaires de réels utilisateurs. Pourquoi ? Car c’est clairement un truc qui fait bien en cadeau, mais dont on ne sert pas. Si c’était réellement utile, on se l’achèterait pour soi, pas pour offrir (à garder en tête quand on fait un cadeau ça hein : je vous voie en train de prendre un coffret avec deux mugs et un livre de recettes).

J’ai caché la marque car ce genre de coffrets, il en existe énormément, et ils vont se vendre comme des petits pains sans soucis.

Alors, quel est le problème exactement ? Déjà, quand on ouvre une bouteille, on a pas forcément envie de sortir un coffret. Ensuite, le tire-bouchon est trois fois trop gros, et d’après les commentaires : lourd. C’est la dernière chose qu’on recherche pour un tire-bouchon. Ca fait 10 ans que j’utilise le limonadier de le Coutale : très pratique, robuste, pas cher, tient dans la poche, c’est amplement suffisant !

Ensuite, à côté de ça, on a remplit le coffret avec le maximum d’accessoires possibles. Des accessoires que je n’ai jamais vu utilisée par des professionnels sur un salon ou en dégustation. Si les vignerons ne les utilisent pas, j’ai du mal à croire qu’on les utilisera chez nous, à moins de vouloir se donner un style de connaisseur. Pas sûr qu’un coffret à 20 euros puisse étancher cette soif là.

Bref, évitez ce genre de cadeaux.

Les verres

Là, c’est un cadeau intéressant. Les verres, moi j’ai tendance à les casser en les nettoyant. C’est quand même un sacré investissement, même sans la casse : mais c’est très utile !

Je ne suis pas forcément très protocolaire dans mes dégustations, mais la forme d’un verre joue quand même beaucoup sur ce que l’on va ressentir. Adepte souvent du verre INAO, on a quand même parfois envie de sortir de beaux verres lorsqu’on déguste un beau vin que l’on connaît, ou qu’on se fait un repas un peu plus formel ou romantique.

Voici les deux marques vers lesquels je vous recommande de vous tourner : Riedel et Spiegelau (un peu moins cher que le précédent). Ce sont deux marques très connues, donc pas forcément de grosses surprises, mais pas de déception : c’est du lourd.

C’est un beau cadeau en rapport avec le vin, et ce sera forcément utilisé, et apprécié par un connaisseur. Bref, un très beau cadeau. Attention néanmoins à ne pas maltraiter le carton !

Les livres sur le vin

Les guides sur le vin

Un truc qu’on voit fleurir aussi beaucoup, ce sont les guides le vin. La promesse est alléchante : faire la liste de tous les bons domaines, et de toutes les bonnes bouteilles, sur un millésime, et donner des notes de dégustation.

Voici néanmoins mes réserves par rapport à ce genre de choses :

  • Ce sera à mon avis inutilisé : je n’ai encore jamais vu quelqu’un sortir son guide avant d’acheter une bouteille chez le caviste, au supermarché ou devant son PC. Souvent, un vin que l’on repère et qu’on a envie de goûter par rapport à des notes de dégustation sera difficilement trouvable comme ça. Donc à la limite une nouvelle fois, ça peut permettre de flatter son égo en retrouvante une bouteille de sa cave dans ce livre.
  • Le goût, les notes, vous savez que je suis contre. La dégustation d’un vin, c’est quelque-chose de totalement personnel. En dehors des gros défauts qui sont vraiment à éviter, on aura pas tous la même perception de ce qu’est un grand vin. Donc faire la chasse aux 17 donnés par un auteur, ça n’a à mon avis aucun intérêt.

Des livres pour entrer dans le monde du vin

Alors pour me répéter, je ne suis pas favorable à une trop grande place du protocole dans la dégustation.

Néanmoins, connaître les bases, c’est bien. Donc, je vous re-conseille ce livre pour les bases : le vin c’est pas sorcier, d’Ophélie Neiman. N’hésitez pas à cliquer ici pour savoir pourquoi c’est un livre sympathique pour cet exercice.

Cependant, vérifiez que vous vous adressez à quelqu’un qui s’intéresse réellement au vin, sinon le livre ne sera jamais lu. Adressez-vous a quelqu’un qui a également un niveau plutôt “débutant”, sinon cela paraîtra peut-être trop facile d’accès, et peut-être aura-t-il déjà lu pas mal de bouquins ou de blogs sur le sujet.

Sinon, en très sympa aussi, il existe les formats BD. Je ne peux que vous recommander de nouveau le livre Les Ignorants d’Etienne Davodeau qui est tout bonnement excellent, très complet et bien dessiné. Sinon, il y a également le second volet de la BD “Pur Jus” qui vient de sortir, qui est également très bien écrit et dessiné, par des passionnées de vins naturels (ou plutôt de vins “pur jus”). Attention cependant aux ruptures de stocks, mais c’est vraiment un beau cadeau aussi.

Les romans

Puisque je vous parle d’anciennes lectures, je vous conseille une nouvelle fois l’excellent livre Skin Contact d’Alice Feiring. L’intérêt est que ça peut s’adresser à tous, peu importe le “niveau” ou même “l’intérêt” dans le monde du vin, vu que c’est un roman ! Peu de chances de se tromper donc dans cette invitation au voyage !

Une belle bouteille

Alors ici, on sort des trucs “à la mode”, et “mis en avant” dans les supermarchés en période de fête, pour se recentrer sur des choses plus classiques. Oui, une bonne bouteille, ça peut être une bonne idée.

Avantages : 

  • Selon l’âge de la personne, on peut éventuellement trouver son millésime. C’est plutôt sympa et personnalité.
  • Si c’est réellement une belle bouteille, ça fera un bon cadeau pour un connaisseur.
  • C’est l’occasion d’aller voir votre caviste de quartier, et de voir s’il a de belles choses et s’il peut vous communiquer sa passion.

Inconvénients : 

  • Si vous n’y connaissez rien, c’est sans doute une mauvaise idée. La bouteille ne plaira peut-être pas (le nombre de soi-disant Grand Crus de Bordeaux sans intérêts qui doivent se vendre en cette période doit-être hallucinant).
  • C’est quand même un budget.
  • Si c’est un trop belle bouteille, la personne à qui vous ferez ce cadeau n’osera pas la boire, ou attendra une occasion en or pour cela. On perd un peu l’esprit du vin.

Les box, les vins par abonnement

Bon, je met les choses au clair tout de suite, je prêche pour ma paroisse. Evidemment, je vais manquer d’objectivité, puisque j’ai créé JusdelaVigne, une box de vins naturels par abonnement. Néanmoins, si j’ai créé cette entreprise, c’est que je pense que c’est un très bon moyen d’aborder le monde du vin et de faire des découvertes.

La box de vin, c’est une bonne idée

Alors oui, la box de vin, c’est selon moi LA bonne idée pour un cadeau :

  • La personne reçoit 3 ou 6 coffrets chez elle. Donc l’impression de recevoir plusieurs cadeaux.
  • Découvertes : c’est sortir des sentiers battus : offrir et recevoir des bouteilles qu’on aurait sans doute pas acheter dans une autre occasion.
  • Dans la moitié des cas, on a quand même en général des bouteilles sympas, des descriptions, on a le plaisir de recevoir un cadeau et de voyager etc…
  • Ce sont des bouteilles qui seront bues et partagées, puisqu’il y en a plusieurs, qu’on est tenté, et qu’il ne s’agit pas d’une seule bouteille à 50 euros ou plus.

Il y a beaucoup de box de vins !

Il y a quand même une sacrée concurrence sur ce marché, et c’est sans doute difficile de faire un choix.

Des premiers prix, des vins étrangers, des petites fioles… Ce n’est pas la thématique qui manque. Il y a en a pour tous les goûts, et toutes les bourses. Néanmoins, le prix qui sera mis dedans, et la taille de l’entreprise, jouera forcément sur la qualité du produit. Des petites pépites ou des trouvailles pour de trop grosses quantités, ce n’est pas possible.

Pourquoi choisir JusdelaVigne ?

Bon là, c’est le moment où je parle de ma boîte. Pas de bla-bla marketing, je vous parle en trois points de pourquoi je crois sincèrement en ce que je propose :

  • C’est une box de vin naturel, certifié bio ou biodynamie : c’est globalement la seule manière de savoir que son vin, c’est uniquement du jus de raisin fermenté, avec une dose maximum de soufre à 40mg/L, et pas une recette de cuisine. Ce sont des vins de terroirs non modifiés.
  • C’est la seule box de vin où vous avez des vidéos pour aller au delà de la bouteille. Vous pouvez entendre le vigneron expliquer sa démarche, voir le terroir, ses vignes et voir la manière qu’il a de travailler : transparence totale. N’hésitez pas à aller les voir ici.
  • C’est la seule box où vous pouvez voir les précédentes bouteilles, et les prochaines aussi (avant le paiement). Je suis totalement fier de mes sélections, et donc les montre en toute transparence, c’est plutôt rassurant non ? Vérifiez : TOUS les concurrents cachent les bouteilles qu’ils vendaient les mois précédents.

 

Bref, pour clôturer cet article : il y a du choix. On pourrait éventuellement parler d’offrir des circuits oenotouristiques, mais je ne connais pas vraiment les offres sur la question. Je propose avec JusdelaVigne ce qui se rapprocherait le plus de cela, mais à distance.

Il y a de nombreuses options de cadeaux dans cette thématique du vin. Et c’est rarement facile de faire son choix. J’espère que cet article vous aura aidé dans tous les cas !

Cet article participe à l’évènement interblogueurs “comment choisir le cadeau de Noël idéalorganisé par Corentin du blog desvinsavous.com. Si vous avez aimé cet article, partagez-le s’il vous plaît. Vous m’aiderez ainsi à faire connaître ce blog 🙂

Christophe Lindenlaub – Riesling nature “A griffes acérées”

J’ai goûté pour la première fois les vins de Christophe Lindenlaub au salon des vins libérés. A l’époque, c’était son pinot noir qui m’avait énormément plu, au milieu d’excellentes découvertes. J’avais gardé son nom en tête, avec l’idée d’un jour passer à son domaine. En Fevrier, j’ai fais une vidéo sur le Grand Cru Bruderthal de Molsheim, avec trois excellents vignerons. J’étais en fait assez frustré d’être littéralement à deux kilomètres de Dorlisheim, et de ne pas passer chez Christophe dans le cadre de cette vidéo. J’ai donc voulu me rattraper quelques semaines plus tard.

En passant au Domaine, j’ai goûté son Pinot Noir nature en brut de cuve, et je dois avouer que je le trouvais toujours excellent : un bon vin de copain, un vin d’une grand fraicheur à servir avec les températures montantes. Mais j’ai aussi goûté un peu par hasard son Riesling nature “A griffes acérées”, en 2016. Et là, je me suis dit que je voulais absolument découvrir le parcours de cette bouteille, parce-qu’il m’a vraiment parlé, encore plus que le Pinot Noir.

Vous retrouverez donc ci-dessous le parcours du Riesling nature “à griffes acérées”, ainsi que la présentation de Christophe Lindenlaub. Je remercie ce dernier qui a vraiment pris le temps d’expliquer de façon très pédagogique des concepts comme le palissage et le rolofaca. Le Riesling est à retrouver pour 15 chanceux si vous commandez avant le 15 Juin sur Jusdelavigne.fr

Dans les vignes de Christophe Lindenlaub

La vidéo a été tournée fin Mai 2018, on est donc en pleine floraison, et c’est magnifique ! Il y a beaucoup de végétation variée entre les rangs, et Christophe nous explique dans la vidéo ci-dessous les travaux de cette période, le terroir de son Riesling nature, et quelques concepts clefs de la vinification en bio et en biodynamie (comme la 500).

Dans la cave de Christophe Lindenlaub

On est dans une cave très différente de celle de Romain Zordan, avec une approche différente également. Mais c’est cela qui est très intéressant, et c’est cela qui fait que la “patte du vigneron” se retrouve en plus de celle du terroir. Ici, point de barrique, mais la précision des cuves inox. On reste dans une vinification nature, donc sans intrants ni sulfites ajoutés.

Dans le caveau de dégustation de Christophe Lindenlaub

On se retrouve dans cette dernière vidéo de la série dans le caveau de dégustation de Christophe Lindenlaub, où on va parler de la bouteille de Riesling nature “à griffes acérées”, mais aussi un peu des autres bouteilles. Car en plus d’un Riesling, Christophe fait un excellent Gewurtzraminer de macération, du Sylvaner, du Muscat et le fameux Pinot Noir.


Une nouvelle fois merci de son accueil.

La bouteille est encore disponible pendant 48H sur Jusdelavigne.fr 

A bientôt ! 141

 

 

 

Romain Zordan, vigneron à Fleurie

Romain Zordan, je l’avais rencontré la première fois au salon à contre-courant en Octobre dernier. Un vigneron très sympathique et très vrai, et des vins qui l’étaient également ! A l’époque, on goûtait les 2016, et c’était son entrée de gamme, le Beaujolais 16, qui m’avait séduit. On était sur 5 ou 6 cuvées de Gamay, toutes avec un profil intéressant.

Je l’ai revu au salon “Biojolaise” en Avril 2017, et j’avais hâte de redouter ses vins ! A ce moment-là, on était sur des 2017, avec des profils complètement différent. Et pour le coup, c’était son Fleurie que j’avais adoré. J’ai donc profité d’être sur place pour aller le voir quelques jours plus tard au Domain Chateau Grand Pré. Le vin, c’est bien, mais voir ce qui se passe derrière, ça ouvre une autre dimension.

Le Fleurie 2017, c’est un des deux vins du mois à retrouver dans le coffret du mois de Juin sur Jusdelavigne.fr

Dans les vignes de Romain Zordan

Je suis d’abord tombé sur son père, qui était en train de labourer ces parcelles, autour de la maison familiale. C’est son père qui avait décidé de passer en bio, tandis que c’est Romain qui a commencé  la vinification nature. Son père m’explique que la conversion s’est faite au fur et à mesure. D’abord, ne plus utiliser ce qui était nocif pour ses enfants, au point de leur interdire de sortir de la maison et de passer dans les vignes. Puis, la vie réapparaissant dans les vignes, l’usage d’insecticides devenait moins nécessaire (la biodiversité se rééquilibrant), puis l’usage de fertilisant devenait moins utile également. A contrario, le fait de labourer demandait plus de temps et de moyens. La vidéo ci-dessous a été tournée fin Avril 2018, et il allait falloir labourer manuellement entre les ceps, ce qui n’allait pas être de tout repos.

Au final, le Domaine pratiquait le bio bien avant la certification qui est arrivé en 2012, et ne vient que confirmer une viticulture propre.

La vinification nature de Romain Zordan

Au niveau de la cave, c’est à force de dégustation que Romain Zordan s’intéresse à la vinification nature et aux vins naturels. Son objectif avant tout est d’avoir le meilleur goût possible. S’il y a plus de risque, le résultat est exceptionnel quand cela fonctionne. Le nature exige des raisins sains, et une hygiène irréprochable.

On a vraiment la quintessence d’un terroir non modifié, le millésime se ressent pleinement (d’où la différence entre le 2016 où j’avais préféré l’entrée de gamme, et le 2017 où l’AOC Fleurie m’avait tapé dans l’oeil), et la patte du vigneron est également présente (par rapport à la “typicité” exigée par l’AOC).

Fleurie 2017 nature de Romain Zordan

Merci à Romain Zordan pour son accueil, et merci pour ce Fleurie nature 2017, un excellent Gamay, avec quand même une structure qui fait que cela s’accompagnera bien avec des plats.

Retrouvez cette bouteille avant le 15 Juin sur le site Jusdelavigne.fr

Le vin est-il en train de mal tourner ? de Stephen Buranyi

Les défenseurs du vin naturel affirment que l’industrie moderne du vin est complètement dans le faux, pour des raisons d’éthiques, d’écologie et de goût. Ils ont provoqué le plus grand clivage du monde du vin de leur génération. De Stéphen Buranyi. 

Ceci est une traduction de l’article écrit dans The Guardian que vous trouverez ici

Introduction

Si vous avez eu la chance de diner au « Noma » à Copenhague en 2011 – qui vient d’être reconnu comme le « meilleur restaurant du monde » – on aurait pu vous servir l’un des plat signature de la maison. Un couteau de la mer du Nord, un seul, cru, dans une mousse de persil, saupoudré d’une neige de raifort. Une merveille technique et conceptuelle, qui souhaite évoquer les difficultés hivernales du littoral nordique. 

Mais encore plus remarquable que le plat lui-même aurait été la boisson l’accompagnant : un verre d’un vin trouble, un blanc acide, d’un vigneron presqu’inconnu de la Vallée de la Loire. Un verre d’un vin qui devait valoir à l’époque 9 euros la bouteille. C’était certainement un choix étrange, voir un impair, pour un menu à 350 euros. 

C’était un vin dit « naturel », fait sans aucun pesticides, conservateurs ou produits chimiques. Le produit d’un mouvement qui a lancé le plus gros clivage dans le monde du vin de sa génération. 

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« Château-l’Arnaque » de Peter Mayle (par Delphine Keppens)

Bonjour à tous ! Cette chronique du livre “Chateau l’Arnaque de Peter Mayle” est écrit par Delphine Keppens du blog : Des familles et des Livres ; qui m’a proposé suite à mon petit défi lecture de me faire cette revue d’un livre parlant également de vin. Les livres romancés sont effectivement une bonne manière de mettre un pied dans le monde du vin – autre que la dégustation – sans se tourner vers des choses trop techniques. Je prendrai comme exemple l’excellent Skin Contact, où on reste également dans le thème du voyage et de la découverte, qui est l’angle choisit par Delphine. 

Château l'arnaqueChâteau-l’Arnaque

Les arnaques dans le monde du vin, ça me fait forcément pensé au célèbre Rudy Kurniawan. Je vous conseille d’ailleurs le documentaire “Sour Grapes” – Raisins amers en français – , que vous trouverez sur Netflix, qui retrace les arnaques de cette personne. Cela met en perspective la spéculation autour du vin. Vendre et acheter des bouteilles à plusieurs dizaines de milliers de dollars, pour moi ça dépasse l’entendement. Surtout quand on sait que finalement ce n’était pas de la Romanée-Conti 47 à l’intérieur, mais un assemblage d’un alchimiste très doué. 

Sour grapes

Dans un registre plus actuel, et sur des bouteilles de vins beaucoup plus accessibles, on peut citer les arnaques sur les appellations à Bordeaux et en Côtes du Rhône. Dans les deux cas, ce sont des bouteilles vendues sous une appellations alors que les raisins venaient d’ailleurs. Ce qui est impressionnant une nouvelle fois, ce sont les chiffres. Pour Guillaume Ryckwaert, on parle de 26,6 MILLIONS de bouteilles vendues sous des appellations Côtes-du-Rhone ou Côte-du-Rhone-Villages alors qu’ils s’agissait de raisins de tables. L’arnaque est donc colossale, même si on ne peut pas résumer la qualité d’un vin à son appellation. 

Bref, malheureusement, le monde du vin et les arnaques, c’est assez fréquent. Et ces deux éléments semblent être tout à fait indiqué pour un roman. Je vous laisse avec l’article de Delphine 🙂 


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Le nez dans le Jura !

Le Jura, cette petite région viticole (par la taille, pas par la qualité !) que je ne connais que très peu.

Pourquoi aller dans le Jura ?

Trois raisons font que j’y suis passé un week-end :

  • L’écrasante majorité de photos sur Instagram avec les mêmes quilles (je suis faible je sais, mais quand on voit souvent les mêmes bouteilles, ça donne envie de goûter), des vins qui sont difficiles à trouver ici.
  • Les podcasts de « La terre à boire », qui font que j’ai également envie d’aller en Corse maintenant. Le témoignage de quelques bons vignerons donne toujours envie d’aller sur place.
  • L’élément déclencheur, le déclic : un salon des vins bios en Jura, où il sera possible de déguster et découvrir de très nombreux vignerons, et des bons tant qu’à faire !

C’est donc parti pour un week-end dans le Jura !

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Le Vin Vegan

Alors qu’une tribune sur Libé fait rage en croisade contre le veganisme, je publie cet article et cette vidéo sur le vin vegan. Il sera toujours possible de boire un coup *trigerred*

*Disclaimer* Je ne suis pas vegan, mais j’ai trouvé le sujet intéressant et vu le nombre de plus en plus croissant de personnes pratiquants ce régime alimentaire, je me suis dit que ce serait utile d’informer ce qu’il en est concernant le vin.

Vidéo et article ci-dessous :

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Qu’est-ce qui explique que certains vins blancs donnent mal à la tête ?

Qu’est-ce qui explique que certains vins blancs donnent mal à la tête ? C’est la question que m’a envoyé un ami sur Messenger. Et c’est une question qui revient souvent. Que ce soit pour des vins blancs, des vins effervescents, des vins sucrés, certains s’en privent car cela leur donne la migraine.
Outre-manche, paraît-il que c’est le vin rouge qui donne cette réputation. Mais alors, faut-il absolument se priver des vins blancs, des vins Alsaciens ? Je tente d’avoir un élément de réponse ci-dessous, dans cette vidéo. Comme d’habitude, vous pouvez retrouver un article écrit plus bas.

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Julien Albertus, vigneron au Domaine Kumpf et Meyer à Rosheim

KumpfetMeyer, c’est un nom de Domaine que je rencontre assez souvent chez des professionnels du vin bio/nature. Quand il était question de faire une tournée du côté du Grand Cru Bruderthal, il apparaissait donc évident d’aller à Rosheim rencontrer Julien Albertus, vigneron du Domaine.

Domaine Kumpf et Meyer

Kumpf et Meyer, c’est la fusion né d’un mariage dans les années 90. Ce dernier s’étant fissuré, le vigneron a décidé de changer de vie professionnelle. Il manquait donc un vigneron, et c’est là qu’intervient Julien Albertus. Arrivé en 2010, il a été formé chez chez Zusslin qui est un domaine en agriculture biodynamique situé entre Colmar et Thann. Cette expérience l’a parfaitement convaincu des bienfaits du bio, voir de la biodynamie, sur la vigne.

Conversion en bio puis en nature

Il arrive donc chez Kumpf&Meyer avec la ferme intention d’emmener cette équipe et ces vignes sur la route de la conversion en agriculture biologique. La conversion en bio se fait donc quelques années plus tard. Il tente de premier essais de vinification nature – sans sulfites ni aucun autre intrant – dès 2012 sur des pinots noirs, puis décide de passer toutes les cuvées en nature en 2016.

Les vins natures, c’est une question de goût. Par contre le bio aujourd’hui, c’est juste anormal qu’il n’y ait pas tous les vignerons. C’est un choix collectif, un choix de société.

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Episode 5 : le Grand Cru Bruderthal

Une chose amusante sur le Grand Cru Bruderthal, c’est qu’il est situé sur la commune de Molsheim. En quoi est-ce amusant me direz-vous ? J’ai habité quelques mois à Molsheim, il y a un peu moins de dix ans, et je n’avais aucune idée que c’était un village viticole. Il existe certaines villes dans lesquelles cela est évident. On peut parler de Marlenheim ou de Dambach-la-Ville, dans lesquelles les vignerons sont très visibles. A Molsheim, c’est un peu moins le cas, car la ville est assez industrialisée, et plutôt connue pour Bugatti. Quoi qu’il en soit, le Grand Cru Bruderthal et d’autres parcelles méritent complètement le détour.

Bugatti

Pour appréhender ce Grand Cru, je suis allé voir Jérôme Neumeyer et Philippe Heitz, vignerons bio à Molsheim, ainsi que Julien Albertus, du Domaine Kumpf&Meyer à Rosheim. La première vidéo se trouve au coeur de ce terroir.

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