Les différentes sources d’apprentissage #1

Je tenais aujourd’hui à vous faire partager cette vidéo, mais vous pouvez en trouver quelques-unes dans le même style en vous baladant sur youtube.
Outre l’aspect un peu « pompeux » de ce genre de concours, avec des épreuves quelque-fois trop scolaires et un poil trop chics, j’aime regarder ce genre de vidéo.

Les différentes sources d’apprentissage #1 : les sommeliers

Il faut dire que j’ai un faible pour le verbiage utilisé par les sommeliers professionnels. Même si je souhaite passer par des voies d’apprentissages un peu moins scolaires par convictions personnelles, leur manière de présenter les choses et de décrire les symphonies olfactive et gustative produites par le vin. Ca titille tout de suite la curiosité.

Ma première découverte du « monde » du vin

Cela me renvoit à ma première découverte du « monde » du vin ; pas la première fois que j’en ai goûté (je ne m’en souviens pas, et je ne pense pas que cela était un grand souvenir). Je ne viens pas d’une famille où cette culture est omniprésente, malgré les richesses de l’Alsace dans ce domaine. La première fois où je me suis dit « waouh » en goûtant du vin, c’était dans un restaurant.

Il y a à peu près sept ans. J’avais à ce moment-là un petit boulot qui me permettait de faire quelques sorties. Celles-ci se résumaient en majorité par bar – donc alcools forts – et fast food. Je n’avais pas forcément l’habitude d’aller dans de bons restaurants.
Pour être honnête, cela m’intimidait un peu.
J’appris plus tard qu’il n’y a pas forcément de lien entre le bon goût et le portefeuille, et que le fait d’être gêné est une pure bêtise, au restaurant comme avec le vin.

C’était loin d’être un étoilé mais j’avais quand même envie, en charmante compagnie, de manger de bonnes choses. Nous avons donc commandé un menu qui semblait fort sympathique. Je regarde alors la carte des vins, qui était assez impressionnante. Une carte des vins qui m’attirait mais qui m’était parfaitement illisible.
C’est alors que le serveur nous dit « le sommelier va venir pour vous conseiller dans le choix du vin ». Du haut de mes 21 ans, c’est la première fois que j’allais être conseillé par un sommelier.

C’est alors qu’arrive ce fameux sommelier, très professionnel, qui ne nous juge pas pour le fait d’avoir à peine 20 ans – ce que je craignais bêtement -. Bien entendu, il demande ce que nous avons commandé comme plats, puis après ce que nous aimons comme type de vin. Nous voyant un peu perdus, il nous fait plusieurs propositions, mais s’attarde du un vin en particulier, dont j’ai oublié aujourd’hui – forcément – l’appelation.
Il insiste sur le côté beurré et brioché d’un vin blanc, et en détaille d’autres spécificités. A travers des mots il nous fait voyager. Il ne parle pas de vignerons, chose que j’apprécie maintenant dans une description, mais il nous fait quand même voyager. Je ne sais pas si cela vous arrive aussi, mais quand j’ai l’impression de vivre une nouvelle expérience exaltante, j’ai une sensation très agréable, j’ai l’impression de prendre du recul, d’être à 100% dans l’instant présent. C’était le cas à ce moment là.

En goûtant, pour la première fois, je me rend compte de la complexité qu’il peut y avoir dans cette boisson. Forcément, je n’ai que le beurre et la brioche en bouche, et nous en parlons pendant de longue minute avec la personne en face de moi.
C’est tout de même incroyable comme nos sens peuvent être guidés par une description. C’est pour cela que la dégustation à l’aveugle est si intéressante, et que des étudiants en oenologie peuvent avoir du mal – à l’aveugle – à distinguer du vin rouge du vin blanc.

Bref, je m’égare. Mais depuis ce moment là, j’ai compris que le monde du vin m’intéressait. Depuis, de nombreux sommeliers, mais également dans les bars à vins (avec un côté parfois plus chaleureux, et la description des domaines), m’ont conforté dans l’idée que le vin devenait une passion.

Cette expérience a été réussie car elle était conforme à mes valeurs : le partage (car je n’aurais pas savouré autant ce moment en étant tout seul, mais également le partage des connaissances) et les histoires (car la description m’a fait voyagé).

7 raisons de regarder des concours de sommeliers

On a compris mon intérêt pour les sommeliers, mais quelles sont les raisons de regarder ces vidéos ?

1. Elles sont gratuites et disponibles quand nous le voulons. Nous n’avons pas forcément ni les moyens ni le temps d’aller au restaurant tous les jours, ou de discuter directement avec un sommelier. Certes, l’expérience personnelle sera toujours supérieure à une vidéo, néanmoins, cette disponibilité apporte un vrai intérêt.

2. Cela permet de connaître de premières notions « scolaires ». A savoir par exemple la dégustation en trois étapes, visuel, odorat puis goût. Mais également le service des bouteilles, la température, le carafage etc…

3. Cela permet d’enrichir notre vocabulaire en mots un peu « techniques ». En effet, on reconnaît plusieurs termes au fil des dégustations, et ce sont des termes que l’on a envie d’avoir lorsqu’on déguste un vin, mais qu’on ne trouve pas les mots.

4. Cela donne l’eau à la bouche, non ? Tant en terme de vins que de plats, on voit ici que les sommeliers sont maîtres pour donner envie de déguster. Cela donne également l’idée d’accords mets et vins parfois audacieux.

5. Ca démystifie un peu le côté inaccessible. En effet, je trouve que les sommeliers sont très humains. Soumis au stress évidemment, mais plus que cela, on sent une réelle envie de partager et de donner du plaisir. C’est d’ailleurs une qualité qu’on retrouve particulièrement chez Manuel Peyrondet, le gagnant de l’édition de la vidéo que j’ai posté ci-dessus.
De plus, on voit que même d’excellents sommeliers comme eux ne sont pas capables de reconnaître d’un seul coup d’oeil un vin (comme dans l’aile ou la cuisse). Cette imperfection, couplé à la notion de plaisir, rapproche le monde du vin.

6. Quelques-fois, on apprend des choses très techniques. Il y a parfois des épreuves avec des questions plus ou moins pointues sur les différentes techniques de vignifications, de carafage, d’aération etc…
On a envie de faire des dégustations après cela pour découvrir les effets de certaines techniques sur le vin.

7. Après quelques vidéos, ça permet de découvrir quelques appellations, mais également leurs caractéristiques. C’est intéressant pour cela de voir les différents candidats goûter aux mêmes vins, et partir sur des choix parfois rapprochés, parfois totalement éloignés. Cela permet d’avoir une connaissance théorique des terroirs et cépages, mais nous donne également l’envie de découvrir certains flacons.

C’est évidemment une liste non-exhaustive. N’hésitez pas à mettre dans les commentaires si vous voyez d’autres intérêts. Dans tous les cas, j’ai pris du plaisir à regarder par le passé ces vidéos, où on voit une belle transmission de leur passion.

Je prépare 6 articles sur le même thème des sources d’apprentissage, donc à bientôt !

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