DSA #2 : L’Aérospatial, le vin, et le défi d’Autodisciple

Cet article est la suite sur les « Différentes sources d’apprentissage »

Vous connaissez Elon Musk ?

Mais si, vous le connaissez forcément, c’est le créateur de PayPal, SpaceX et Tesla. Qu’est-ce que ça peut bien avoir avec le vin ? Rassurez-vous, il n’a à priori pas d’intention de racheter la Romanée-Conti, ni quelque-autre domaine. Mais pourquoi parler de lui dans un blog sur le vin, a-t-il créé un gadget révolutionnaire ? Non. Est-il un oenophile convaincu ? A vrai dire, je n’en sais rien.

 

Ce que je sais, c’est qu’Elon Musk ne connaissait pas grand chose en aérospatial, mais qu’il est devenu aujourd’hui le patron convainquant et crédible de SpaceX, capable de concurrencer la Nasa. En effet, SpaceX a par exemple construit la première fusée qui est capable de se reposer après décollage, contrairement aux fusées « jetable » auparavant utilisées.
Le rapport avec ce blog, vous l’aurez peut-être deviné, c’est qu’Elon Musk est devenu expert en aérospatial en grande partie grâce à la lecture de livres pertinents sur le sujet.

On retourne dans le vin ?

Crédit : fdctsevilla

J’ai voulu faire cette analogie car si le vin est un monde complexe, et certains éléments semblent ne pas être « contrôlables », je pense que l’aérospatial l’est au moins tout autant. Ainsi, lire des livres serait une des différentes sources d’apprentissage pour entrer dans ce monde du vin, de la viticulture, de la vinification, et également de la biodynamie.

Pour le moment, j’ai lu quelques livres pour réapproprier les bases, de très bons livres comme « le Vin pour les Nuls », mais également la série « L’Ecole Hachette du Vin », qui donne de très bonnes bases pour appréhender ce monde. Le problème, c’est qu’on retrouve forcément des points de similitudes en lisant ces livres, même si la vision de l’auteur est intéressante et permet une différenciation.

Défi d’Autodisciple

Je suis assez fréquemment les vidéos de Raj, de la chaîne Autodisciple, pour une vision assez ouverte du monde, en toute humilité de sa part ; mais également pour des défis personnels qui sont toujours intéressants (comme le fait de dire « oui » à tout pendant un mois).

Je suis donc tombé sur cette vidéo défi proposant de lire 7 livres en 7 jours, lorsqu’il avait déjà fait un 30 jours / 30 livres. C’est un défi qui m’a intéressé dans le sens où j’ai quelques livres à lire sur le sujet du vin, et que j’ai beaucoup de choses à apprendre encore, notamment sur les vins naturels et biodynamiques.

Ce sera également l’occasion pour moi de vous retransmettre une partie de ce que j’aurai lu, et mon avis sur les différents livres lus. En effet, il existe pléthore de livres sur le vin, et c’est assez difficile de faire un choix, que ce soit pour soi-même ou pour offrir à un proche.

Ce défi se tiendra donc du 23 au 30 Août, je compte donc m’isoler d’internet pendant cette période. Néanmoins, j’essaierai de trouver une connexion wi-fi pour publier un résumé de chaque livre le jour-même de sa lecture si cela est possible.
Je vous invite d’ailleurs à tenter ce défi si vous avez du temps disponible, pour approfondir n’importe quel sujet, que ce soit le vin ou autre. Je pense qu’en lisant 7 livres sur une spécialisation, on peut commencer à pouvoir en parler sérieusement.

Auto-critique

Crédit image : Scooter047

Bien évidemment, le monde du vin ne se résume pas DU TOUT à de la lecture. C’est avant tout des rencontres (pour mieux comprendre) mais aussi des dégustations (qui est quand même la finalité du vin. Le but n’est pas de discuter dessus, de faire monter les prix, mais bien de le partager, le boire et prendre du plaisir).
Néanmoins, je pense que lire ces 7 livres apportera quand même pas mal de connaissances sur certains concepts, surtout que nombreux seront traités dans plusieurs livres. Le fait de les lire à la suite permettra également d’avoir des avis différents sur les mêmes sujets, et d’avoir donc une meilleure compréhension et une ouverture d’esprit.

Vous me direz : « oui mais lire un livre en une journée, est-ce qu’on peut vraiment saisir le tout? ». Il est vrai que prendre le temps de lire, puis réfléchir sur un paragraphe, un chapitre ou une idée en particulier aide à se créer ses propres opinions, et à avoir une réflexion plus poussée.
J’ai de ce fait écarter certains livres qui s’apparentaient plus à des essais, et également certains portraits et entretiens avec les vignerons (comme « Entre les Vignes » qui a l’air excellent) pour tenter de modérer ce point négatif. Comme je l’ai dis plus haut, je pense que le fait de lire plusieurs livres à la suite sur le même sujet apportera de la nuance qui sera positive. Rien ne m’empêchera par la suite de replonger dans un chapitre en particulier pour parfaire mon opinion (et parce-que l’apprentissage le plus efficace, c’est la répétition espacée). Le fait de faire un résumé aidera à trouver l’information là où elle est, si le besoin était nécessaire.

Et puis, en terme intellectuel, je pense que cette « cure » aux livres ne peut-être que bénéfique, et que le temps passé à faire cela ne sera pas perdu. Certes, on ne prendra peut-être pas le temps de réflexion entre les paragraphes, mais on ne sera pas sur Netflix également le quart d’heure suivant.

Comment ai-je fait le choix des titres de livres ?

Parmi la liste énorme des livres que je souhaite lire sur le vin, mais également d’auteurs controversés sur lesquels je souhaite avoir ma propre opinion (Nicolas Joly et Antonin Iommi-Amunategui, pour ne citer qu’eux, mais il y en a d’autres), il a bien fallu faire un choix.

J’ai voulu alterner les livres sérieux des livres un peu plus légers, car je souhaite avant tout prendre du plaisir à lire ces différents livres. Comme je l’ai dit plus haut, j’ai écarté les « essais » qui demanderaient une réflexion plus poussée que 24h, c’est le cas par exemple de « Le Goût du Pouvoir » de Jonathan Nossiter. Mais également les entretiens de vignerons, qui s’ils dressent des portraits très intéressants, et doivent sans doute permettre une belle diversité de parole, je vois ces livres comme des recueils à lire au fil des jours, et non pas à lire d’affilé. Ce sera sans doute le cas, entre autre, du prochain livre de Sandrine Goeyvaert, alias la pinardothèque.

Je me suis donc basé en partie sur d’autres blogueurs que j’apprécie, mais aussi beaucoup sur des suggestions d’un groupe Facebook s’intéressant également aux vins naturels et bio dynamique. C’est un sujet que je souhaite approfondir, et le défi s’y prête plutôt bien je trouve.

Liste des livres

« Le vin, c’est pas sorcier » d’Ophélie Neiman, alias Miss Glouglou.

Pourquoi ?

  • Parce-que j’ai ce livre dans ma bibliothèque mais je n’ai pas encore pris le temps de le lire.
  • Parce-que j’apprécie la pédagogie de Miss Glouglou à travers son blog mais également diverses vidéos.
  • Parce-qu’un rappel des bases peut faire du bien pour aller vers des livres plus complexes.

« Skin contact : voyage aux origines du vin nu » par Alice Feiring

J’ai eu l’occasion de voir ce livre notamment chez mon caviste. Cela a l’air d’un parcours assez éclectique d’Alice Feiring, la « papesse » américaine des vins naturels. Je ne sais pas vraiment à quoi m’attendre avec ce livre, mais je pense que cela peut être intéressant.

« Pur jus : Cultivons l’avenir dans les vignes » de Justine Saint Lô et Fleur Godart

Vu qu’on m’a dit que « Skin contact » pouvait être un peu rébarbatif pour être poli, j’alterne avec un livre illustré. Il s’agirait également d’un voyage viticole avec comme ligne de conduite le vin autrement. Deux autres raisons qui m’ont fait choisir ce livre, c’est premièrement qu’il est disponible à la bibliothèque (oui, sinon ça commencera à revenir un peu cher tout ces livres d’un coup), mais aussi et surtout parce-qu’il m’a été très souvent recommandé. Cela semble un des must-have de l’Oeno-naturalo-curieux.

« Vin au naturel » de François Morel

Un livre peut-être un peu plus « militant », mais qui semble être aussi un basique dans le monde du vin naturel, pour le comprendre et comprendre les motivations de certains à se lancer dans cette aventure. Les avis sont mitigés sur ce livre, à priori soit on adore soit on déteste.
Le fait qu’il s’agisse du Rédacteur en Chef de la revue LeRouge&LeBlanc me laisse quand même penser que cela sera intéressant et instructif.

« Les ignorants : récit d’une initiation croisée » d’Étienne Davodeau

Bon celui-là est dans ma Wishlist depuis pas mal de temps. J’ai choisis de le placer ici car la lecture de la veille semble assez intensive également. L’illustration de quelqu’un qui découvre la viticulture et la dégustation apportera je pense quelque-chose de très positif pour l’apprentissage. Il y aura un côté visuel, mais également une compréhension de ce que recherche un ignorant. Ce livre illustré ne semble pourtant pas « simpliste » pour autant, avec une réelle passion des deux côtés. Il semble également assez complet avec plus de 270 pages, et arborant des sujets très variés.

« Leçons de dégustation » d’Emmanuel Delmas

On quitte un peu ici le monde des vins naturels pour aborder le monde des sommeliers, avec toutes questions conventionnelles liés à la dégustation et au service du vin. C’est sans doute un virage assez brut après les précédents livres, mais ce qui est intéressant est de connaître toutes les différentes facettes d’une même chose.
Emmanuel Delmas a également un blog que j’apprécie beaucoup. Mais bon, j’aime plutôt bien cet univers des sommeliers, et son style d’écriture est très agréable également. Je pense donc que ce vin permettra d’équilibrer un peu ma liste.

« 12°5 des Raisins et des Hommes n°1 » auteurs multiples

12°5 ? Qu’est-ce que c’est. Il s’agit d’un magazine assez récent, que j’ai connu car c’était une des contreparties qui étaient offertes lors d’un crowdfunding pour soutenir l’application Raisin. Ce n’est pas un livre ? Oui, mais ça a l’air d’un magazine très documenté de quasiment 200 pages, et qui m’a été également fortement conseillé. Je me suis dit qu’après des « leçons de dégustation » peut-être plus classiques, terminer sur ce style d’ouvrage pouvait apporter quelque-chose en plus.
Une fois encore, le but n’est pas d’être enfermé dans une vérité absolue, mais de faire preuve d’ouverture d’esprit. Cela vaudra pour le fond … comme pour la forme.
D’après leur site internet, voici l’objectif de ce jajazine :

  • Défendre une viticulture responsable
  • Dénicher des vignerons qui sortent du rang
  • Découvrir des appellations méconnues
  • Dénoncer les mauvaises pratiques
  • Dépister des bonnes quilles
  • Dézinguer les idées reçues
  • Décomplexer les moi-j’y-connais-rien

 

Beau programme en perspective. Et vous, ce défi vous tente ?

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