Les principaux freins à consommer des biens ou services sur abonnement

Je suis tombé, aux hasards de mes surfs sur internet, sur une enquête d’Odoxa (Emakina et BFM Business) concernant les ventes en ligne par abonnement.

Proposant un abonnement de coffrets mensuels de vins naturels le sujet m’a bien évidemment intéressé. En écartant le fait que d’après ce sondage, 5% des français aurait un abonnement à une box de vin (ce qui me paraît beaucoup mais passons), je tombe sur une liste des principaux freins à s’abonner.

Bien sûr, les réponses sont choisies par l’institut, et on réagit différemment en répondant avec du recul à une question que devant un service qui nous plait. Mais enfin, je me suis dit que ça pourrait être intéressant de répondre à chacun de ces freins pour JusdelaVigne.

La partie du sondage qui nous intéresse

Les difficultés à se désabonner

Me concernant, j’ai déjà été inscrit à plusieurs salle de sport. A chaque fois, pour se désabonner, il faut envoyer un recommandé, attendre 2 mois de préavis, rendre sa carte etc… ce qui fait que bien souvent, je restais inscris des mois et des mois après avoir arrêté d’utiliser ce service.

Bref, ce n’est pas du tout ce que je voulais pour JusdelaVigne du coup.

J’ai donc proposé dès le début le désabonnement le plus simple qui soit : par simple clic en se connectant à son compte, sans justifier quoi que ce soit, et sans avoir de préavis. Vous cliquez : vous êtes désabonnés immédiatement, et ne serez plus prélevé sur votre compte bancaire.

C’est aussi simple que ça.

La durée de l’engagement

La majorité de mes abonnements sont des abonnements mensuels. Et c’est d’ailleurs ce que je mets le plus en avant car ça correspond à un désir de liberté : vous commencez quand vous voulez, vous arrêtez quand vous voulez.

Comme je l’ai dis plus haut, il n’y a pas de préavis, donc l’engagement s’arrête dès que le client le souhaite.

Bien entendu, à côté de cela, je propose des engagements à durées limitées pour des cartes cadeaux.

La présence de certains produits ou services qui ne vous intéressent pas

Bon, j’ai tendance à penser que sur ce point, dans le monde des abonnements de vins, il y a moins de problèmes que pour des box de maquillage par exemple.

Celui qui s’abonne à des coffrets mensuels de vins naturels, j’imagine qu’il aime le vin, et qu’il aime le vin naturel. Le problème se pose donc sans doute beaucoup moins que sur ces box “surprises” aillant pour thématique les soins, ou souvent très genrées.

Néanmoins, j’aimerai mettre sans cette catégorie quelque-chose qui m’est parfois demandé : à savoir le fait de choisir “que des vins blancs” ou “que des vins rouges”, chose que je ne souhaite pas proposer.

Mon offre se décompose en l’envoi de 2 bouteilles de vins naturels par mois. Chacune de ces bouteilles est l’une des cuvées du vigneron que je suis allé filmé sur ma chaîne YouTube.

Je ne propose pas de “personnalisation” pour 2 raisons :

  • Filmer et monter 4 vidéos avec 2 vignerons par mois me prends énormément de temps, et c’est d’ailleurs ce que je trouve intéressant et qui me différencie (en plus de la sélection “nature”) des autres coffrets. Je ne pourrais pas inclure un 3ème vigneron tous les mois pour permettre cette personnalisation.
  • Je suis persuadé que la non-envie d’un type de vin provient de mauvaises expériences. Si je prends l’exemple des rosés et des beaujolais nouveaux, qui ont fait l’objet d’une box à part chacuns, ils sont en majorité mauvais. Mais bien travaillés, évidemment qu’ils peuvent être exceptionnels ! D’ailleurs, plusieurs abonnés m’ont remerciés d’aimer de nouveau les vins effervescents, les rosés etc… suite à l’envoi de mes coffrets. Et c’est un défi que j’apprécie énormément.

Donc pour revenir là-dessus, je pense que celui qui s’abonne à un coffret de vins s’attend à des vins, et s’attends surtout à des découvertes. Si c’est pour avoir les mêmes vins qu’il prendrait spontanément chez le caviste, ça n’aurait que peu d’intérêt.

Le manque de transparence des contrats

Pas certain d’avoir compris ce passage, mais je pense que c’est comme le premier paragraphe.

Dans le cas de JusdelaVigne :

  • Tu veux 2 bouteilles de vins naturels par mois, tu es prélevé automatique et tu les reçois.
  • Tu ne veux plus les recevoir, tu cliques, et tu n’es plus prélevé et tu ne les reçois plus.

On ne peut pas faire plus clair, logique et transparent que ça.

Le sentiment de participer à la société de consommation, de “trop consommer”

Je propose 2 bouteilles de vins par mois.

Je pense que pour un français moyen, c’est même moins consommer que d’habitude. C’est d’ailleurs mon créneau : consommer moins, mais consommer mieux et plus responsable.

Plutôt que d’acheter 2 bouteilles au supermarché, je préfère prendre une bouteille dont je sais d’où elle provient et le travail que le vigneron a effectué à la vigne.

Une mauvaise qualité de service ou de biens

Plusieurs arguments me viennent en tête à ce propos :

Transparence

J’ai choisi dès le début la transparence des bouteilles que j’ai proposé les mois précédents. Chacun peut vérifier que les vins que j’ai sélectionné jusqu’à présent son de qualité ou non.

A ma connaissance, JusdelaVigne est la seule box de vins par abonnement à faire cela.

Les vidéos avec les vignerons

Chacun des vignerons que je vais voir, j’en fais une vidéo. Chacun peut voir le travail, la démarche et les vignes dont sont issues les bouteilles que je propose. Toujours dans une volonté de transparence et de gage de qualité.

Une fois encore à ma connaissance, JusdelaVigne est la seule box de vins par abonnement à faire cela.

Le prix

La question du prix paraît primordiale ici. Vous êtes beaucoup à savoir que le transport de bouteilles de vins est excessivement cher si vous avez déjà essayé d’envoyer une quille à un ami. Quand je vois certaines box à des tarifs très bas, je me pose du coup des questions sur la qualité des bouteilles. Sur un mois, c’est jouable, mais tout le temps et dans toutes les régions, ça ne l’est pas.

J’ai dès le début positionné le tarif sur une gamme moyenne-haute par rapport à la concurrence. Et ce, pour plusieurs raisons :

  • Pour ne pas chercher un prix, mais la qualité. C’était pour moi primordial.
  • Pour ne pas me limiter à une minorité de vignerons et une minorité de régions. On sait qu’en Ardèche et dans le Languedoc par exemple, on peut trouver des rapports qualité/prix exceptionnel. Mais je veux pouvoir proposer toutes les régions.
  • Pour que le vigneron soit correctement rémunéré. Si on retire son travail, un rendement plus bas, et le prix des matières sèches, ça me paraît vraiment compliqué de sortir des quilles à des tarifs très bas.
  • Car je voulais des vins naturels. Cela signifie souvent moins de rendements, certains prises de risques. Et donc des prix – un peu – plus élevés que pour des vins conventionnels.

Limite haute

J’en suis encore loin, mais je me suis fixé une limite d’abonnements maximum, qui est très en-dessous du nombre d’abonnés des box qui fonctionnent en France.

C’est à dire qu’à un certain moment, je bloquerai les nouveaux abonnés, qui seraient inscris sur une liste d’attente en attendant un désabonnement.

L’idée, c’est de continuer à travailler avec de petits vignerons. Déjà aujourd’hui, il y en a quelques-uns avec lesquels je travaille où il ne serait pas possible de commander 60 bouteilles. Donc à terme, je souhaite limiter la quantité, le Chiffre d’Affaire et le bénéfice aussi, mais conserver la qualité et le profil de vignerons avec lesquels je veux travailler.

Pour info, cette limite est d’environ d’1/1000 du nombre total de français abonné à une box de vin.

Les retours

Bien entendu, les témoignages de mes clients actuels me confirment que la qualité est au rendez-vous. Je n’ai pour le moment jamais envoyé une autre bouteille car une autre ne plaisait pas.

Bien sûr, certaines tapent plus dans l’oeil que d’autres, mais c’est quand même à prendre en compte.

La crainte de ne pas vraiment profiter de son abonnement

Bon une fois encore, je pense que ça ne s’applique pas vraiment à mon cas et aux box de vins en général. Je pense que sur un mois, ouvrir 2 bouteilles et les partager avec ses amis, ça doit pouvoir se trouver comme créneau.

La lassitude qui peut s’émerger en cours d’abonnement

Au risque de me répéter, j’ai réunis les conditions pour :

  • Changer de régions tous les mois (car non-bloqué par un tarif)
  • Ne pas proposer d’hyper personnalisation, donc éviter d’envoyer que des vins rouges de Côte du Rhône tous les mois, ce qui apporte énormément de diversité.
  • Proposer le désabonnement en un clic en cas de lassitude.

Que cet argument ne tient pas pour JusdelaVigne.

Le fait de ne pas pouvoir posséder le bien

Pas d’inquiétude, une fois que t’achètes la bouteille : elle est à toi !

Si par contre tu voulais posséder le domaine viticole, n’hésites pas à te lancer, beaucoup de régions proposent des parcelles en plutôt bon état pour pas forcément très cher.

Et dans le monde du vin naturel, il est toujours possible de s’entre-aider pour le matériel de cave, pour peu qu’on cherche à faire de bonnes choses et pas à devenir millionnaire.

Pour conclure, c’est quand même un sondage que j’ai trouvé interessant, car il montre une tendance et les potentiels craintes à la vente par abonnement.

J’ai écris ce petit article spontanément, pour pouvoir faire le tour de chaque remarque, et je suis une nouvelle fois content d’avoir créé cette entreprise qui respecte mes valeurs et mes attentes.

Si vous avez d’autres arguments, craintes ou que vous voulez communiquez, n’hésitez pas par commentaires, ou directement à adrien@jusdelavigne.fr

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