Archives d'étiquette : #vin

Bonjour à tous ! Cette chronique du livre “Chateau l’Arnaque de Peter Mayle” est écrit par Delphine Keppens du blog : Des familles et des Livres ; qui m’a proposé suite à mon petit défi lecture de me faire cette revue d’un livre parlant également de vin. Les livres romancés sont effectivement une bonne manière de mettre un pied dans le monde du vin – autre que la dégustation – sans se tourner vers des choses trop techniques. Je prendrai comme exemple l’excellent Skin Contact, où on reste également dans le thème du voyage et de la découverte, qui est l’angle choisit par Delphine. 

Château l'arnaqueChâteau-l’Arnaque

Les arnaques dans le monde du vin, ça me fait forcément pensé au célèbre Rudy Kurniawan. Je vous conseille d’ailleurs le documentaire “Sour Grapes” – Raisins amers en français – , que vous trouverez sur Netflix, qui retrace les arnaques de cette personne. Cela met en perspective la spéculation autour du vin. Vendre et acheter des bouteilles à plusieurs dizaines de milliers de dollars, pour moi ça dépasse l’entendement. Surtout quand on sait que finalement ce n’était pas de la Romanée-Conti 47 à l’intérieur, mais un assemblage d’un alchimiste très doué. 

Sour grapes

Dans un registre plus actuel, et sur des bouteilles de vins beaucoup plus accessibles, on peut citer les arnaques sur les appellations à Bordeaux et en Côtes du Rhône. Dans les deux cas, ce sont des bouteilles vendues sous une appellations alors que les raisins venaient d’ailleurs. Ce qui est impressionnant une nouvelle fois, ce sont les chiffres. Pour Guillaume Ryckwaert, on parle de 26,6 MILLIONS de bouteilles vendues sous des appellations Côtes-du-Rhone ou Côte-du-Rhone-Villages alors qu’ils s’agissait de raisins de tables. L’arnaque est donc colossale, même si on ne peut pas résumer la qualité d’un vin à son appellation. 

Bref, malheureusement, le monde du vin et les arnaques, c’est assez fréquent. Et ces deux éléments semblent être tout à fait indiqué pour un roman. Je vous laisse avec l’article de Delphine 🙂 


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KumpfetMeyer, c’est un nom de Domaine que je rencontre assez souvent chez des professionnels du vin bio/nature. Quand il était question de faire une tournée du côté du Grand Cru Bruderthal, il apparaissait donc évident d’aller à Rosheim rencontrer Julien Albertus, vigneron du Domaine.

Domaine Kumpf et Meyer

Kumpf et Meyer, c’est la fusion né d’un mariage dans les années 90. Ce dernier s’étant fissuré, le vigneron a décidé de changer de vie professionnelle. Il manquait donc un vigneron, et c’est là qu’intervient Julien Albertus. Arrivé en 2010, il a été formé chez chez Zusslin qui est un domaine en agriculture biodynamique situé entre Colmar et Thann. Cette expérience l’a parfaitement convaincu des bienfaits du bio, voir de la biodynamie, sur la vigne.

Conversion en bio puis en nature

Il arrive donc chez Kumpf&Meyer avec la ferme intention d’emmener cette équipe et ces vignes sur la route de la conversion en agriculture biologique. La conversion en bio se fait donc quelques années plus tard. Il tente de premier essais de vinification nature – sans sulfites ni aucun autre intrant – dès 2012 sur des pinots noirs, puis décide de passer toutes les cuvées en nature en 2016.

Les vins natures, c’est une question de goût. Par contre le bio aujourd’hui, c’est juste anormal qu’il n’y ait pas tous les vignerons. C’est un choix collectif, un choix de société.

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Bonjour à tous !

Nous l’avons découvert lors de la vidéo sur le Grand Cru Altenberg de Wolxheim. Mais en fait, deux personnes m’en avaient déjà parlé, et me l’ont fortement conseillé.

« Tu verras, c’est un peu fou ce qu’il fait, c’est de la permaculture, c’est la jungle dans les vignes mais c’est bon et étonnant ».

Avec une description comme ça, ça a forcément attiré ma curiosité. Quelque-chose de bon, de différent, ça me tente tout de suite. Je suis donc allé sur son site internet, et remarque tout de suite que son raisonnement semble cohérent, et qu’il y a une volonté de la part du vigneron de partager ses convictions.
Un premier échange de mail plus tard, et il m’envoie les photos de ses vignes, de la faune et de la flore présente au milieu de ses rangs.

Cela détermine déjà une partie du personnage, et des choix de viticulture qu’il a choisit. Je ne sais pas si c’est bien ou pas, si c’est l’anarchie dans le bon ou dans le mauvais sens, mais cela me donne assurément envie d’aller le rencontrer pour l’un des épisodes sur les Grands Crus d’Alsace.

Ci-dessous, vous retrouverez la suite de cet article sur la présentation, ainsi qu’un podcast-entretien de Bruno Schlogel, pour vous faire une idée de l’approche de ce dernier, même si en 40 minutes, nous n’avons fait qu’effleurer ce qui est possible.

Merci encore à lui pour son accueil, c’était très intéressant.
Bonne lecture ou bonne écoute (podcast tout en bas de l’article, à télécharger ou écouter de suite) !

 

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Bonjour à tous ! Vous retrouverez-ci dessous un podcast audio de l’entretien avec Nathan Muller, vigneron en bio à Traenheim – au Domaine Charles Muller et Fils – , que vous avez pu rencontrer dans cette vidéo sur le Grand Cru Altenberg de Bergbieten Avec Nathan Muller, nous allons parler : De son domaine, le Domaine Charles Muller & Fils à Traenheim De l’agriculture biologique Des vins natures, l’évolution, le pragmatisme De l’ouverture d’esprit D’un peut-être futur Premier Cru d’Alsace, le Steinacker de Traenheim, qui donne des vins à l’opposé de l’Altenberg de Bergbieten. Du vin rouge en Alsace De l’utilisation d’animaux dans les vignes, et notamment des moutons Du bilan carbone et d’un nouveau projet un peu décalé, mais qui donne vraiment envie quand on ne boit pas de bières dans les bars comme moi 🙂 Ca se passe donc en format audio ci-dessous. Je trouve une nouvelle fois…

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L’enregistrement durant une vingtaine de minutes, je vous la propose en version audio, car je trouve cela plus pratique personnellement pour écouter ce genre de format.

Néanmoins si vous préférez le format vidéo :

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J’ai croisé pour la première fois Gérard Blaess à un salon de vins natures chez Christian Binner. Il était à un stand des nouveaux vins natures de la région. J’ai goûté son vin, le 600 de la vigne, après beaucoup d’autres, et j’ai accroché. Le vigneron était humble, disponible, et nous avait proposé de passer à Marlenheim plus tard. Comme je pensais de toute façon commencer mon parcours de la route des vins par le Nord et le Grand Cru Steinklotz, cela faisait une belle occasion pour se donner rendez-vous. En Octobre, les couleurs sont magnifiques dans les vignes alsaciennes, mais le soleil commence à se coucher de plus en plus tôt. Georges Blaess ayant un autre travail que celui de vigneron, on se donne rendez-vous dans les vignes alors que le soleil commence à se coucher. On convient qu’il faut quand même voir les vignes pour comprendre le travail…

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La biodynamie chez Zind-Humbrecht : 15 ans de transformation

Turckheim

La journée avait pourtant mal commencée : je me suis réveillé avec le nez bouché. J’ai donc fait des pieds et des mains pour m’occuper de cela car je l’attendais avec impatience cette dégustation !
Quand j’ai vu passé l’invitation pour “La biodynamie chez Zind-Humbrecht : 15 ans de transformation » sur Facebook, je n’ai pas hésité longtemps, et ce pour plusieurs raisons :

  • Parce-qu’on va parler de terroirs alsaciens, et que je souhaite en savoir d’avantage sur ces derniers (voir précédente vidéo).
  • Parce-qu’on va parler de biodynamie, et c’est également un sujet qui m’intéresse beaucoup.
  • Parce-que Zind-Humbrecht, c’est un grand nom des vins biodynamiques alsaciens, et que je n’en avais goûté qu’un seul pour le moment.
  • Et enfin, parce-que faire le comparatif de pratiques différentes sur un même terroir s’annonçait être très intéressant. Il y a en effet souvent une lutte sur les goûts (même s’ils sont subjectifs) dès qu’on parle des vins biodynamiques.

Quatre bonnes raisons donc d’aller à Turckheim, bravant une fine pluie qui ne durera pas.

Zind-Humbrecht

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l'affiche de l'évènement

 

Depuis samedi en Alsace, on a le droit à un magnifique été indien. Le ciel est bleu, il fait chaud, les bateaux-mouches sont découverts à Strasbourg… et on a de magnifiques couleurs dans les vignes !

 

Vignesauxcouleursdelautomne
Des vignes alsaciennes au mois d’Octobre

Tous les avantages de l’automne, mais avec des températures printanières, n’est-ce pas magnifique ?

Je suis donc allé avec un ami chez Philippe Brandt qui organisait un « salon de dégustation » plutôt orienté bio, biodynamie et/ou nature, avec, en toute apparence, quelques-uns de ses amis vignerons.

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En ce moment, de nouvelles polémiques refont surface sur les réseaux sociaux concernant les vins dits naturels, ou encore nature. C’est un terme qui est depuis quelques temps déjà décrié par les adeptes de vins “traditionnels”, et ce pour deux raisons :

  • Ce terme sous-entend que toutes les autres formes de viticultures et vinifications ne sont pas “naturelles”, y comprit le bio et le biodynamique.
  • Car sans l’intervention de l’homme (sous-tirage, foulage, pressurage etc…), le vin ne se ferait pas. Donc le côté “naturel” est également un peu flou.

Bref, c’est un terme trop souvent utiliser pour différencier deux camps.

Pourtant, le vin naturel ne cesse d’avoir ses adeptes. On en retrouve de plus en plus (même dans les fêtes de vendanges grand public), jusqu’à retrouver des bouteilles mise en avant avec écrit en gros NATURE en grande surface. Mais alors, qu’est-ce que c’est que le vin naturel ?

Qu’est-ce que le vin naturel ?

Retranscription de la vidéo ci-dessous

Le vin naturel, c’est un vin dans lequel il n’y a pas, ou quasiment pas, d’intrants.

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Pour ceux qui ne peuvent pas voir la vidéo ou désirent une version écrite, voici ce qui est plus-ou-moins une retranscription manuscrite sur le sujet de la macération carbonique.

La Macération Carbonique est en quelque-sorte une fermentation différente de ce qu’on retrouve habituellement.

En règle général, après les vendanges, les raisins sont écrasés pour en libérer le jus, c’est ce qu’on appelle le pressurage. Les levures qui sont contenus sur les peaux vont transformer les sucres présents dans ce jus en alcool et en dioxyde de carbone. C’est ce qu’on appelle la fermentation alcoolique.

Ici, on va utiliser une méthode différente, qui est sans doute la première méthode qui fut utilisée, notamment pour les premiers vins géorgiens fermentés en Qvevri. Cette méthode est majoritairement utilisée pour les vins rouges primeurs, notamment dans le beaujolais. Mais elle se répand également dans d’autres régions, surtout par des vignerons « naturels » ou en biodynamie.

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10/21