Mathieu Zoeller, vigneron à Wolxheim (audio)

Bien le bonjour ! On se retrouvera aujourd’hui à Wolxheim, puisqu’après Bruno Schloegel, je suis allé voir Mathieu Zoeller, de la Maison Zoeller. Dans le cadre de la vidéo sur le Grand Cru Altenberg de Wolxheim, c’est un vigneron avec une autre philosophie de son travail mais tout aussi intéressant que j’ai rencontré.

 

Vous trouverez ci-dessous un entretien audio enregistré avec Mathieu Zoeller. Si vous êtes abonnés à ce blog, vous avez déjà dû recevoir ce podcast.

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Comme vous pouvez l’entendre dans le podcast ci-dessus, j’ai rencontré un vigneron avec des valeurs. J’ai défini ces valeurs autour de trois thèmes : le partage, l’humilité et la passion.

Le partage et la convivialité

En tant qu’ancien rugbyman, on retrouve les valeurs que l’on attribut à ce sport chez Mathieu Zoeller. Il ne se verrait pas boire un grand vin tout seul.

« Pour moi, il n’y a que le vin qui a cette notion de partage dans le monde »

Cela se traduit par des échanges avec les vignerons du même village. La fierté d’être sur ces terroirs de Wolxheim, les échanges pour travailler ensemble et communiquer, ce sont des choses qu’il a mentionné à plusieurs reprises. Que ce soit dans la lutte contre les parasites, le travail en commun, la volonté de mettre en avant la qualité de l’Altenberg par exemple, les vignerons de Wolxheim travaillent ensemble.

« Échanger, ce n’est jamais du temps perdu »

En dehors du village, cela se traduit par une très forte ouverture d’esprit par rapport aux nouvelles choses. D’autres façons de travailler, des essais avec d’autres cépages, ou une vinification différente ? Pourquoi pas, si cela est intéressant quand on goûte chez le voisin. Mathieu Zoeller semble avoir le contact facile avec ses collègues, et s’intéresse à beaucoup de manières de travailler.

Ce partage, c’est également le partage de connaissances, et la volonté de faire goûter et découvrir ses vins (mais également d’autres) à ceux qui viennent le voir, que ce soit au domaine, dans un salon ou dans le village.

L’humilité

Un point qui revient assez souvent aussi dans ces conversations, c’est le fait qu’un vigneron tout seul ne peut rien faire. S’il a besoin de ses collègues, pour les vendanges ou des conseils, Mathieu Zoeller insiste également sur la petitesse d’un individu. Face au village, au vignoble alsacien, mais également face au temps.

En effet, il parle à plusieurs reprises de ce qu’il laissera à ses enfants, du fait de pouvoir travailler avec eux et de la volonté de garantir la qualité des vins issus d’un terroir de qualité. Enfin, il répète également que le travail qualitatif est nécessaire pour la renommée de Wolxheim et du vignoble alsacien. Un seul vigneron, au milieu de tout cela, ne peut pas tout porter. Et une nouvelle fois, il y a la volonté de travailler ensemble.

La passion et le partage de celle-ci

Vous pouvez l’entendre dans le podcast ci-dessus, mais on ressent une réelle passion de Mathieu Zoeller lorsqu’il parle de précédentes dégustations, ainsi que des émotions procurés par les Grands Vins. Ce métier, ce n’est pas un hasard, ce n’est pas juste un héritage, c’est une véritable passion.

Cela fait qu’il aime parler et partager cette passion, et qu’il pourrait en parler pendant des heures. C’est aussi pour cela qu’en tant que client ou vigneron, il aime se rendre sur des salons.

“Goûter, c’est le plus important”

Pas de discrimination par rapport au portefeuille, Mathieu Zoeller aime faire découvrir et goûter ses vins, que ce soit à son caveau ou sur un stand. Il prendra le temps d’expliquer s’il peut partager et faire apprendre. Il n’hésitera pas à inciter de potentiels clients à découvrir des terroirs inconnus, même s’ils ne sont pas alsaciens. L’important pour lui est que chacun se fasse son propre avis en goûtant les vins, et en découvrant de nouvelles choses. Une fois encore, rester figé n’est pas son truc. Donc les grands noms conseillés par des magazines, ça manque d’intérêt.

Ce qu’il faut en effet, c’est goûter. Ca paraît être du bon sens, mais ça ne l’est finalement que très peu en pratique, où on se réfugie sur internet ou qu’on se fie à des médailles et des notes insignifiantes au moment d’acheter une bouteille. Trois intérêts selon Mathieu Zoeller aux salons : on peut goûter plein de choses, et se faire son opinion. On peut découvrir de nouvelles régions et comparer ce qui se fait. Et enfin, on va pouvoir “foutre une gueule de viticulteur sur un vin”. Et en effet, le fait de boire ce dernier en connaissant qui le fait, change complètement cette expérience !

Vous pourrez donc écouter cet entretien en remplissant le formulaire ci-dessous.

Je vous dis à bientôt !

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